Olivier, vous être Lorientais depuis trois semaines maintenant. Comme se passe votre intégration au groupe ?
Ça se passe à merveille. Dès le départ, je me suis senti à l'aise. Et comme je suis de nature à aller vers les gens, à ne pas rester dans mon coin, ça facilite l'intégration. D'autant que le groupe est très sympa et très facile à vivre. Je ne pouvais franchement pas rêver meilleur accueil. Et puis en plus, je connaissais déjà quelques joueurs comme Marama (Vahirua), Arnold (Mvuemba) ou Arnaud (Le Lan).
Et pour ce qui est du terrain ? Vous avez déjà joué trois matches amicaux avec les Merlus...
Ça se passe bien également. On vient d'effectuer une grosse préparation, alors forcément, on est un peu fatigué. Maintenant je crois qu'on a démontré lors de ces rencontres qu'on avait assez de jus pour réaliser des prestations correctes. Malgré une petite baisse de régime face à Vannes, où il faut avouer qu'on n'a pas été bon, on s'est bien repris contre Valenciennes. A cette occasion, on a confirmé qu'on montait en puissance physiquement, tout en répondant aux attentes de l'entraîneur.
Vous n'avez pas caché que votre volonté de travailler avec Christian Gourcuff avait été prépondérante au moment de vous engager en faveur de Lorient.
(Il coupe) On a je crois la même vision du football. Quand j'ai signé à Lorient, je savais où je mettais les pieds. J'ai déjà évolué sous ses ordres à Rennes, et même si ça n'a duré qu'un an, ce que je trouve dommage, je ne devrais pas avoir de mal à me fondre à nouveau dans son moule et à respecter ses consignes.
Le FC Lorient constituait-il votre choix n°1 ?
Tout à fait ! C'est vrai que j'avais des contacts avec Montpellier et Guingamp mais lorsque Lorient s'est présenté, entre les trois, honnêtement, je n'ai pas hésité une seconde. Le challenge lorientais était de loin celui qui me motivait le plus.
"Aucune comparaison possible entre la L1 et le championnat suisse"
Un an plus tôt, vous aviez déjà failli signer à Lorient. Que s'était-il passé ?
C'est un concours de circonstances. L'année dernière, le club s'attendait à des départs qui n'ont jamais été effectifs. Du coup, je me suis retrouvé sans nouvelle pendant un petit moment et comme ça traînait en longueur, j'ai décidé de m'engager avec Sion. Ce que je ne regrette pas.
Que gardez-vous de cette expérience en Suisse ?
Ça a été une superbe expérience, la première de ma carrière à l'étranger. Vivre au quotidien là-bas, c'est un vrai privilège en termes de qualité de vie. Maintenant au niveau du football, ce n'était pas forcément ce que j'attendais. Il n'y a aucune comparaison possible avec la L1. La saison s'est néanmoins bien passée, on a tout de même remporté la Coupe de Suisse... j'ai au moins ramené un trophée !
Considérez-vous, à 33 ans, que le FC Lorient représente le dernier défi de votre carrière ?
On verra. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Je me suis engagé avec les Merlus pour deux ans et je compte bien honorer mon contrat. Les terrains de L1 et le haut niveau me manquaient tellement que je pense avoir encore pas mal d'énergie à revendre.
Avez-vous déjà des projets de reconversion ?
Pour tout vous avouer, à mon âge, je commence à y penser un peu mais il n'y a pour l'heure rien de concret. Ce qui est certain, c'est que j'aurai une vie après celle de footballeur. Plusieurs domaines me tentent et ce ne sera pas forcément dans le foot, ni même dans le sport.
"Les joueurs partants font preuve d'un bon état d'esprit"
Comment jugez-vous cet effectif lorientais ?
C'est un groupe à mon sens assez technique, qui aime jouer rapidement, à une ou deux touches de balle, selon la volonté même de l'entraîneur. Au niveau du jeu, je peux vous dire que ça va bien plus vite et que c'est bien plus physique que ce que j'ai pu connaître en Suisse. Je pense honnêtement qu'on a les moyens de faire de bonnes choses cette saison.
Le groupe risque de bouger encore avant la fin du mercato. N'est-ce pas handicapant dans votre préparation ?
Non, pas du tout. Les joueurs qui sont actuellement en instance de départ jouent totalement le jeu des entraînements et de la préparation. Ils ne boycottent pas les séances, ils n'en font pas qu'à leur tête en allant à la confrontation avec les dirigeants... au contraire ! Ils font en sorte d'aider l'équipe à avancer et font preuve d'un bon état d'esprit. J'ai connu des équipes où des éléments sur le départ ne faisaient plus rien à l'entraînement, ce n'est pas le cas à Lorient.
A Lorient, on parle beaucoup de Kévin Gameiro. Quel regard portez-vous sur ce jeune coéquipier ?
C'est un joueur très talentueux, qui aime bien les espaces et partir dans le dos des défenseurs. Pour cela, il sait se faire oublier. J'espère bien profiter de sa roublardise pour l'alimenter un maximum en bons ballons et ainsi réaliser avec lui une belle saison. Au moins aussi belle que celle qu'il a accomplie l'année dernière.
Quelles sont vos ambitions avec les Merlus ?
Je souhaite être un plus pour ce club, grâce à mon jeu et mon expérience. Ça fait plusieurs années que Lorient se maintient avec de la marge, autour de la 10e place du championnat. Ce serait pas mal qu'on puisse grappiller encore un ou deux rangs. Le but va être de réaliser le meilleur début de saison possible, comme ça, les ambitions viendront naturellement...